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La Nuit de la Toussaint – Michel Diaz (janv. 2016)

La nuit de la ToussaintLa Nuit de la Toussaint

Historique du texte (p. 13 ) :
« La version radiophonique de cette pièce a obtenu, en 1985, une Aide à la création du Ministère de la Culture et reçu le soutien de la Commission à la Direction du Théâtre Radiophonique Belge.
Elle a été diffusée sur les ondes de France-Culture le 4 novembre 1986, à 20h 30, sous le titre de L’Insurrection, dans une réalisation de Jacques Taroni, avec Souad Amidou dans le rôle du Récitant.
Elle a aussi été diffusée, la même année, sur les ondes de la R.T.B.F. et rediffusée à deux reprises, en 1987 et 1989, dans le cadre des « nuits de France-Culture ».
La version scénique de 1985, légèrement plus longue, a été lue dans différents festivals de théâtre et au Théâtre du Rond-Point des champs Elysées en 1989, à l’invitation de Jean-Louis Barrault. C’est cette version, légèrement remaniée en 2015, que nous avons choisi de reproduire ici. »

4ème de couverture :
« Le cœur de cette pièce (qui ne se veut ni « historique » ni « documentaire ») évoque les événements qui se sont déroulés dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954. L’Histoire la désigne comme « la Nuit de la Toussaint », date qui, officiellement, marque le début de la lutte armée dans la guerre d’indépendance du peuple algérien.
Nous parlons bien de « guerre », car ce que les gouvernements successifs de l’Etat français ont d’abord, non pas pudiquement, mais hypocritement et longtemps désigné sous le terme d' »événements », était bel et bien une guerre, avec son cortège d’horreurs et de morts.
Au-delà de toutes autres considérations, s’il fallait retenir une seule chose de cette pièce, qui se veut au plus près de la forme d’une « tragédie primitive », ce serait le bruit de la guerre, ce bruit inoubliable. Pas moins inoubliable que celui de la mer. Pas moins, non plus, que le territoire d’inquiétude et de solitude qu’il délimite. Et cela, à soi seul, est un sujet qui a son importance.
Mais un sujet que l’écriture poétique était à même de traiter. Dont elle devait même de s’en faire un devoir. »

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Extraits de presse :

« Bruits de fusils automatiques, de mitrailleuses, d’explosions de grenades, cris, hurlements, appels, you-you des femmes… En arrière-fond sonore, le fracas pétrifiant de la guerre, de n’importe quelle guerre, la rumeur de la violence qui monte vers son paroxysme et aussi, tout au long du texte, le silence nocturne, palpable dans les souffles retenus où monte lentement l’insurrection.
Un homme se souvient. De son enfance. De la guerre d’Algérie, de l’insurrection, des ratonades, des exécutions réciproques, de la peur, de la haine.
[…]
Le passé qui revit est en lui-même profondément émouvant. Ce qui est encore plus attachant dans cette « dramatique », élaborée avec la participation de la Direction du théâtre et des spectacles, et le soutien de la radio belge, c’est la tentative faite par Michel Diaz, et au demeurant réussie, d’ouvrir un dialogue entre la mémoire collective et la mémoire personnelle.
Ainsi, se souvenir n’est plus un vain retour sur le passé, mais recherche active d’une continuité dans la fuite du temps. »
André Alter, Télérama, 3 octobre 1986

« Une pièce (un récitant, un chœur) qui semble vouloir renouer avec la forme de la tragédie primitive. Et le sujet se prête au genre de la tragédie : l’insurrection algérienne, la guerre et le déchaînement de ses violences. […]
Ce texte, conçu initialement pour la scène, se prête volontiers au traitement sonore qu’exige une dramatique radiophonique puisqu’il en contient déjà tous les éléments. Il n’y perd aucunement en intensité. On est alors, devant son poste, comme à l’écoute du chaos qui secoue le monde, car cette guerre-là, c’est aussi l’écho de toutes les autres qui n’en finissent pas de le faire trembler.
La forme dramatique utilisée ici, « décapée jusqu’à l’os », et en rupture avec les formes plus traditionnelles du théâtre, s’apparenterait à celle du récitatif ou du poème dramatique, mais nous n’en sommes pas moins attentifs à une action dont le jeu sur les rythmes nous maintient jusqu’au bout sur les crêtes de la tension.
Dans le rôle principal de récitant, Souad Amidou, qui doit certainement renouer avec d’autres souvenirs de théâtre, puisqu’il a créé le rôle de Saïd dans Les Paravents de Jean Genet, au début des années soixante.
C’est lui qui porte le texte de Michel Diaz sur les épaules, à bout de voix, avec des accents de révolte et une émotion retenue qui nous touchent au plus profond. »
D. R., Libération, lundi 4 novembre 1986

« […] Il ne faut y chercher ni récit linéaire, ni leçon d’histoire, ni pesant exposé d’opinions politiques et dogmatiques. Rien, là-dedans, de didactique, ni personne qui se fasse porte-parole d’une autorité magistrale. Tout ce que l’auteur veut nous dire est porté par un Verbe qui tient de la rêverie extériorisée, de la réflexion à voix haute, de la dénonciation, de la profération, de la prise à témoin. Le véritable personnage de la pièce est une langue déconstruite, poétique et tournoyante, qui joue avec les repères spatio-temporels, une pensée qui suit les méandres de la mémoire, réelle ou reconstituée, et au bout du compte renoue avec l’héritage de l’éternelle tragédie humaine. »
Th. H., La Libre Belgique, 30 novembre 1986

Nouvelle édition : éditions La Simarre & Christian Pirot, 106 pages, janvier 2016

Bibliographie

Carnet Biblio

 THEATRE

Le Verbe et l’hameçon,  éd. Pierre-Jean Oswald, Paris, 1977

L’Insurrection, Cahiers de Radio-France, Paris, 1986

Le Dépôt des locomotives,  préface de Georges Vitaly, éd. Jean-Michel Place, Paris, 1989

La Dame blanche, 2000, Jour de colère, 2002 [ monologues, publiés sous forme de nouvelles in A deux doigts du paradis ,  éd. L’Amourier, 2012]

La Nuit de la Toussaint, éd. La Simarre & Christian Pirot, Joué-lès-Tours, janv. 2016

Au « Musée de la littérature théâtrale belge », Bruxelles :

Faubourgs amers,  MLTB 04282, 1986

Trois impromptus pour clarinette seule, pièces pour la radio [publiées sous forme de nouvelles dans différents recueils], MLTB 04283, 1987-88 :

         I. Lettre de loin      II. La photo de Louise     III. Roissy blues

Solitudes, d’après quatre nouvelles de Raymond Carver, MLTB 04316, 1989

  • Il est doux sur la vaste mer…. a été jouée au Théâtre  municipal d’Orléans (Carré Saint-Vincent), en 1975.
  • Le Verbe et l’hameçon a été joué à Tours (salle Thélème, Université François Rabelais), par le Théâtre du Pratos, en 1975.
  • Lettre de loin a été jouée au festival de Cluny par la Compagnie de José Manuel Cano Lopez, en 1986.
  • Cœur obus éclaté a été joué à Tours, Espace Ligéria, par la troupe de Claude Derrez, en 1989.
  • Le Dépôt des locomotives à été joué au théâtre Mouffetard (Paris), dans une mise en scène de Georges Vitaly, avec Maria Casarès et François Perrot, en 1989.
  • L’Insurrection et Faubourgs amers ont été lus dans leurs théâtres respectifs, à l’invitation de J.-L. Barrault et L. Terzieff, en 1989.
  • L’Insurrection, Lettre de loin, Roissy blues, Le Dépôt des locomotivesFaubourgs amers ont été diffusés, dans leur version radiophonique, sur France-Culture et la R.T.B.F.en 1986, 1990, 1992 (avec une Aide à la Création du Ministère de la Culture, Département des Théâtres et des Spectacles).

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 POÉSIE  ET LIVRES D’ART

Mise en demeure,  éd. Pierre-Jean Oswald, Paris, 1975

Atelier des silences, photos de Thierry Cardon, préface d’Yves Bonnefoy, éd. Jacques Hesse, Blois, 1997

Né de la déchirure, textes inspirés des cyanotypes de Laurent Dubois, livret d’exposition, éd. Sérigramme, Chédigny, septembre 2012

Juste au-delà des yeux, images de Pierre Fuentes, éd. La Simarre & Christian Pirot, Joué-lès-Tours, 2013

Cristaux de nuit, éd. de L’Ours blanc, Paris, 2013

Aux passants que nous sommes, photos de Rieja van Aart, éd. La Simarre & Christian Pirot, Joué-lès-Tours, 2013

La belle, photo de Rieja van Aart, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 1er trim. 2013 (21 ex.)

Sans titre 2 (Approches du visage), peintures de Laurent Bouro, éd. Label-Martin Decrouy, La Guerche, septembre 2014

Arbre, vieil arbre, dessins de Setsuko Uno, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2014 (21 ex.)

Arbre(s), dessins de Setsuko Uno, L’Atelier du livre, Paris, déc. 2014

Né de la déchirure (éd. complète), cyanotypes de Laurent Dubois, préface de Raphaël Monticelli, éd. Cénomane, Le Mans, avril 2015

Dans l’inexplicable présence, en collaboration avec Yves Ughes, dessins de Martin Miguel, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2015 (21 ex.)

Archéologie d’un imaginaire – un peintre, Alain Plouvier, peintures d’Alain Plouvier, éd. La Simarre & Chistian Pirot, Joué-lès-Tours, novembre 2015

Ces puits qui veillent, cyanotypes de Laurent Dubois, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2016 (21 ex.)

Owakudani, terre de soufre, images de Pierre Fuentes, L’Atelier du livre, Paris, janv. 2016

Fêlure, éd. Musimot, Cussac-sur-Loire, nov. 2016

Le Cœur endurant, éd. de L’Ours Blanc, Paris, 4ème trim. 2016

Un navire de papier, photos de Laurent Dubois, préface de Bernard Giusti, éd. Cénomane, Le Mans, avril 2017

Dans l’inaccessible présence, dessins de Jeannine Diaz-Aznar, Thi lùu éditions, Saint-Cyr-sur-Loire, nov. 2017

Dans l’hospitalité du seuil, cyanotypes de Laurent Dubois, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2018 (10 ex.)

Bassin-versant, préface de Jean-Marie Alfroy, éd. Musimot, Cussac-sur-Loire, avril 2018

Lignes de crête, frontispice de Jean-Michel Marchetti, éd. Alcyone, Saintes, févr. 2019

Ardeur, dessins de Geneviève Besse, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2019 (21 ex.)

Le lointain est ma patrie, peintures de Jean-Michel Marchetti, étui de 5 textes + 5 peintures, Les Cahiers du Museur, collection « Connivence », Nice, 2019 (11 ex.)

Comme un chemin qui s’ouvre, éd. de L’Amourier, mars 2019

Vers l’étoile du soir, en projet de publication

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 NOUVELLES

Séparations, éd. L’Harmattan, Paris, 2009

A deux doigts du paradis, éd. de L’Amourier, Coaraze, 2012

Le Gardien du silence, éd. de L’Amourier, Coaraze, 2014

Partage des eaux, éd. N. & B. (Noir & Blanc), Toulouse, septembre 2014

 Le Petit train des gueules cassées, recueil collectif de nouvelles, contient : « Dites-moi une chose, une seule », « Compte à rebours », éd. de L’Ours Blanc, Paris, janvier 2015

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PREFACES

Introduction à l’oeuvre dessinée, arbres morts et racines, de Setsuko Uno, L’Atelier du livre, 2014

Le Petit train des gueules cassées, recueil collectif, éd. de L’Ours Blanc, Paris, 2015

Owakudani, terre de soufre, introduction à la série « La montagne de soufre », images de Pierre Fuentes, L’Atelier du livre, janv. 2016

Introduction à l’oeuvre poétique de Claude Cailleau (anthologie en projet de publication)

Si loin est l’horizon, préface au recueil de nouvelles d’Anne Renault (en projet de publication)

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 LIVRES D’ARTISTES

Traits, spirales, pointillés, photos de Thierry Cardon, galerie La Métisse d’argile, Saint Hippolyte, 1998

Au regard du silence, photos de Pierre Fuentes, livre vertical, installation, in « L’Automnale de Vouvray », 2012

La belle, photo de Rieja van Aart, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 1er trim. 2013 (21 ex.)

Owakudani, image de Pierre Fuentes, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2013 (4 ex.)

Ne rien laisser que cendres, dessins de Jacques Riby, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Arbre, vieil arbre, dessins de Setsuko Uno, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2014 (21 ex.)

Feuilles vives, la feuille de vigne, dessins de Jeannine Diaz-Aznar, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.), Galerie La Boîte noire, Fonds livres d’artistes de la médiathèque de La Riche

Feuilles vives, la feuille de figuier, dessins de Jeannine Diaz-Aznar, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (6 ex.), Galerie La Boîte noire, Fonds livres d’artistes de la médiathèque de La Riche

Feu et sang, dessins de Georges Badin, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Textures, dessin de Roselyne Guittier, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Par la fenêtre du solstice, dessin de Roselyne Guittier, 2014, coll. privée

Dans la nuit de la voix, dessins de Jean-Gilles Badaire, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Au commencement était le silence, photo de M.-Christine Schrigen, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Dans l’inexplicable présence, en collaboration avec Yves Ughes, dessins de Martin Miguel, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2015 (21 ex.)

Ce qu’il nous faut rendre à la nuit, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2016 (4 ex.)

Ces puits qui veillent, cyanotypes de Laurent Dubois, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2016 (21 ex.)

Nuit trop lucide, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

D’entre silences, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

Evidemment le bleu, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

Ombre du doigt de Dieu, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

Derniers faux pas, dessins de Yves Conte, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2016 (4 ex.)

Lettre morte, dessin de Jeannine Diaz-Aznar, « Du livre pauvre au Mail Art », médiathèque de Manosque, sept. 2016

Bassin-versant, dessins de Martin Miguel, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Coup de grâce, dessins de Martin Miguel, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

La brûlure a la couleur des lèvres, dessins de Pascale Giraud Cauchy, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Heureux… comme le migrant…, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Etes-vous libre ? Soyez dangereux (hommage à Claude Cahun), dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Stylite, dessin de Patrice Delory (ex. unique), coll. privée, 2017

Mélancholia, gravure de Jean  Luneau (ex. unique), coll. privée, févr. 2018

Aux lèvres du sommeil, dessins de Coco Texèdre, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Flamme et rose, dessins de Françoise Roullier, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Clamavis in deserto, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Au croc rouillé des siècles, images de Pierre Fuentes, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Soleil levant, dessins de Setsuko Uno, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Drôle d’époque !, dessins de Patrice Delory,  Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Dans l’hospitalité du seuil, cyanotypes de Laurent Dubois, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2018 (10 ex.)

Pour balayer les cendres, dessins de Jean-Michel Marchetti, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Rumeur de l’eau, dessins de Pascale Giraud Cauchy, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

A Hölderlin, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Faux jour, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Pierre du vent, dessins de Françoise Roullier, coll. particulière (ex. unique), 2019

Le livre de l’exode, dessins de Françoise Roullier, coll. particulière (ex. unique), 2019

Ardeur, dessins de Geneviève Besse, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2019 (21 ex.)

Le lointain est ma patrie, peintures de Jean-Michel Marchetti, étui de 5 textes + 5 peintures, Les Cahiers du Museur, collection « Connivence », Nice, 2019 (11 ex.)

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 ENTRETIENS

Au seuil du silence, « Les chemins d’un auteur », entretien avec Christian Rome, in la revue « Chemins de traverse », N°43, pp. 1-14, décembre 2013

Entretien avec Benjamin Taïeb, in revue « La Voix du basilic », N° 47, pp. 2-4, mai 2014

Entretien avec Jean-Yves Casteldrouin, in site des éditions N & B (Noir et Blanc, Toulouse), février 2015

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 ESSAIS

Arthur Adamov, hier déjà et encore demain, thèse de doctorat, 1990-95, bibliothèque de l’Université François Rabelais, Tours. (700 p., 2 vol.: bibliographie d’Arthur Adamov; écrits de jeunesse et textes inédits commentés ; essai sur l’influence de la poésie romantique allemande et du théâtre expressionniste allemand et nordique sur l’œuvre d’A. Adamov.)

Introduction au théâtre radiophonique d’Arthur Adamov, 1996 (cf. archives sonores aux Editions André Dimanche)

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Chroniques et articles (publiés en revues)

De votre absence, Monique Lucchini, éd. Musimot (2019), in ce blog, févr. 2019

La prophétie des mouches, Brigitte Guilhot, éd. Jacques Flament (2019), in ce blog, févr. 2019

De sang, de nerfs et d’os, Patrice Blanc, éd. Le Contentieux (2018), in ce blog in ce blog, déc. 2018 et Diérèse n° 75, été 2019

La pièce du bas, Gilles Lades, éd. L’Etoile des Limites (2018), in ce blog, nov. 2018, et Diérèse n° 75, été 2019

Introduction à l’oeuvre poétique de Claude Cailleau (anthologie en projet de publication)

Matrie, Colette Daviles-Estinès, éd. Henry, 2018, in ce blog, sept. 2018, le site de la revue Lichen, nov. 2018, et sur le site Volets ou vers, de C. Daviles-Estinès

Si loin est l’horizon, nouvelles, Anne Renault,  (recueil  en projet de publication), in ce blog, août 2018

Car l’amour existe, Cyrille Latour, éd. de L’Amourier (2018), in Le Basilic (juin 2018), le site des éditions de L’Amourier et le site de C. Latour, mai 2018

Fragments d’une errance, texte pour une vidéo de Pierre Fuentes, in ce blog, avr. 2018

Le poème recommencé, Gilles Lades, éd. Alcyone (2018), in ce blog, avril 2018, Diérèse n° 75, été 2019, et le site de Radio occitania

Debout, présents et vivants, Olivia Rolde, peintures, texte de catalogue, in le site d’Olivia Rolde, mars 2018

De la responsabilité du chroniqueur et de celle de l’auteur(e), in L’Iresuthe n° 45, sept. 2018

En territoires de l’incertitude, Patrice Delory, peintures, texte d’exposition, in ce blog, févr. 2018

Noir, Claire Desthomas-Demange, éd. Musimot (2017), in L’Iresuthe n° 43, août 2018, et sur le site des éditions Musimot

Requiem, Poème sans héros et autres poèmes, Anna Akhmatova, éd. Poésie/Gallimard (2014), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 41, mars 2018

La nuit déborde, Jeanne Bastide, éd. de L’Amourier (2017), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 39, févr. 2018, sur le site des éditions de L’Amourier et sur le site Terres de femmes

Un bégaiement, Julien Bosc, éd. Cénomane (2016), in Les Cahiers de la rue Ventura, n° 40, janv. 2018

Etre et avoir l’été, Charles Simond, éd. Musimot (2013), in ce blog, nov. 2107

Contre le désert, Alain Freixe, éd. de L’Amourier (2017), in le site des éditions de L’Amourier, et le site Terres de femmesoct. 2017

Nouveau Roman & Théâtre nouveau, in Les Cahiers de la rue Ventura n° 37, sept. 2017

Ma (dé)conversion au judaïsme, Benjamin Taiëb, éd. Lunatique (2107), coll. Lire debout, in ce blog, juin 2017

Mer intérieure, Raphaël Monticelli, éd. La Passe du vent (2011), in ce blog, juin 2017

Lettre au poète Claude Cailleau, in L’Iresuthe n° 40, juin 2017, et Les Cahiers de la rue Ventura n° 40, mai 2018

Le collier rouge, Jean-Christophe Rufin, éd. Gallimard (2014), in L’Iresuthe n° 41, juin 2017

Le Livre du désir, Léonard Cohen, éd. Le Cherche Midi, collection Points (2008), in ce blog, mai 2017

Les reflets du silence, Shoshana, éd. Musimot (2017), in Chemins de traverse n° 50, juin 2017, et sur le site des éditions Musimot

Un dangereux plaisir, François Vallejo, éd. Viviane Hamy (2016), in L’Iresuthe n° 40, juin 2017, et sur le site de François Vallejo

Mécomptes de Noël, Gabriel Eugène Kopp, éd. de L’Ours Blanc (2016), in Chemins de traverse n° 50, juin 2017

Haïku – Anthologie du poème court japonais, éd. Poésie/Gallimard (2002), in ce blog, mai 2017

Je, tu, il, Claude Cailleau, éd. Tensing (2016), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 35, mai 2017

Un scarabée bruissant du rêve, Pascal Revault, éd. Musimot (2015), in ce blog et sur le site des éditions Musimot, oct. 2016

Fantaisies, Bernard Henninger, éd. Blogger de Loire (2015), in ce blog et sur le site « Impulsions » de B. Henninger, oct. 2016

Allant vers et autres escales, Colette Daviles-Estinès, éd. de L’Aigrette (2016), in ce blog et sur le site « Volets ou vers » de C. D.-Estinès, oct. 2016

Une étude sur Alain Borne, in Les Cahiers de la rue Ventura n° 33, sept. 2016

Jésus l’apocryphe, Jean-Luc Coudray, éd. de L’Amourier (2016), in Chemins de traverse n° 49, déc. 2016, et sur le site des éditions de L’Amourier

Quête du nom, Alain Guillard, éd. de L’Amourier (2016), in L’Iresuthe n° 38, sept. 2016, et sur le site des éditions de L’Amourier

L’aube a un goût de cerise, Raymond Alcovère, éd. N&B (2016), in L’Iresuthe n° 38, sept. 2016, et sur le site de Raymond Alcovère

Carnets de montagne, Claire Desthomas-Demange, éd. Musimot (2016), in ce blog et le site des éditions Musimot, juin 2016

Insinuations sur fond de pluie, Javier Vicedo Alos, éd. Fondencre (2015), in Chemins de traverse n° 48, juin 2016

L’Histoire de la brume, Stuart Dybek, éd. Siloé (2008), in Chemins de traverse n° 48, juin 2016

Shitao et Cézanne, une même expérience spirituelle, Charles Juliet, éd. L’Echoppe (2008), in ce blog, mars 2016

Les Admirés, Daniel Berghezan, éd. Musimot (2016), in ce blog et sur le site des éditions Musimot, mars 2016

La Morasse, Jean Forestier, éd. Edilivre (2016), in L’Iresuthe n°  38, 2015

Il n’est plus d’étrangers, Catherine Leblanc, éd. de L’Amourier (2015), in L’Iresuthe n° 37,  2015, et sur le site des éditions de L’Amourier

Comme une corde prête à rompre, Bernard Giusti, éd. de L’Ours Blanc (2007), in Chemins de traverse n° 47,  2015

Bribes, Raphaël Monticelli, éd. de L’Amourier (2015), in ce blog, déc. 2015

La côte sauvage, Jean-René Huguenin, éd. Points-Seuil (rééd.), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 30, déc. 2015

Enquête sur un poète disparu, Jean-Jacques Mahet, éd. Les Paragraphes littéraires de Paris (1976), in L’Iresuthe n° 35, déc. 2015 et sur le site de L’Anacoluthe

Alain Borne – En une seule injure, éd. Editinter (2002), in ce blog, nov. 2015

Treize – Indociles, Alain Borne, éd. Fondencre (2008), in ce blog, nov. 2015

Cette roue qui nous emporte, Jean-Pierre Schamber, éd. Fondencre (2008), in ce blog, nov. 2015

Sonates crétoises, Frédérique Kerbellec, éd. Fondencre (2014), in L’Iresuthe n° 36,  2015

A un jour de la source, Françoise Oriot, éd. de L’Amourier (2015), in L’Iresuthe n° 36, 2015, sur le site des éditions de L’Amourier, sur le site Terres de femmes et Talentpaper blog

J’ailleurs, Brigitte Guilhot, éd. SKA (2015), in ce blog et sur le site des éditions SKA, juil. 2015

La peau sur les mots, Brigitte Guilhot, éd. SKA (2015), in ce blog, juil. 2015

Le pays que je te ferai voir, Michel Séonnet, éd. de L’Amourier (2014), in L’Iresuthe n° 33, 2014, et sur le site des éditions de L’Amourier

Un an de noyaux de cerises, Sylvie Azéma-Prolonge, éd. Relink (2014), in Chemins de traverse n° 45, déc. 2014

Soluble, Brigitte Guilhot, éd. de L’Ours Blanc (2014), in Chemins de traverse n° 45, déc. 2014

Autour de quelques tableaux de Thierry Dussac, in ce blog, sept. 2014

Les petites pièces rapportées, Eve de Laudec, éd. Chum (2014), in ce blog et sur le site « L’Emplume et l’écrié » d’E. de Laudec, sept. 2014

La nouvelle came, Audrey Terrisse, éd. BoD (2013), in ce blog, oct. 2014

Les bois levés de Thierry Cardon, in le recueil Cristaux de nuit (éd. de L’Ours Blanc, 2013), mai 2013

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Contacts :

micheldiaz.md@orange.fr

www.michel-diaz.com

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Georges Vitaly – Préface au Dépôt des locomotives (1989)

Affiche-Dépot-des-locomotives

Le Dépôt des locomotives, éditions Jean-Michel Place, Paris, 1989.

[Extrait de la préface:] … Comme tout auteur, Michel Diaz impose sa règle de jeu.
C’est moins par le sens le plus immédiat de ses répliques qui révèlent les sentiments profonds que par le choc de ces répliques.

Ce qui m’a séduit, en premier chef, dans Le Dépôt des locomotives, c’est L’ESPOIR. Cet espoir est à la limite de l’impossible. Il est avant tout l’espoir de retrouver l’autre.

Nina et Michael s’expriment par monologues. Les différentes strates du langage se superposent, se complètent comme par échos dissonants, lointains mais douloureux. L’être, placé face à son miroir intérieur, prête un regard et une oreille attentifs aux images hallucinées et aux sons inquiétants, mal répertoriés. Ils semblent vouloir deviner le pourquoi des choses hostiles, d’un monde froid, ennemi. Dans la nuit lunaire, irréelle, ils livreront un combat délirant et robuste à la fois, atteignant un lyrisme et une démesure qui les projette dans une non réalité qui deviendra vite leur domaine magique et palpable.

Le choix du monologue, comme langage de communication, souligne un profond besoin de confessions. C’est une psychanalyse en vase clos. La parole linéaire, aux accents obsessionnels fait débonder le trop plein de souffrances accumulées d’amour manqué. La vélocité du langage et son rythme accéléré, les phrases souvent réduites aux ” mots-force “, aux ” mots-douleur “, nous mettent en présence d’un univers qui exprime des pulsions d’un moi mal vécu.

Dans Le Dépôt des locomotives le désespoir des personnages est profond, mais subsiste néanmoins l’ultime espérance d’un devenir encore possible dans l’évasion de soi et dans l’amour.

Georges Vitaly, Paris, 1989

 

Le verbe et l’hameçon – Michel Diaz (1977)

Le verbe et l'hameçon

Extrait du texte :

Le premier orateur : Notre but, maintenant, est de créer un nouvel ordre de choses tel qu’une pente universelle vers le Bien s’établisse, tel que les factions se trouvent tout à coup lancées vers l’échafaud ! tel qu’une mâle énergie incline l’esprit de toute la Nation vers la Justice, tel que nous obtenions dans l’intérieur le calme et la sécurité nécessaires pour fonder la félicité du peuple ! La sécurité aussi contre ceux qui, logés comme un ver dans la pomme, nous pourrissent de l’intérieur !

Longues ovations

… Notre pouvoir à nous est une forme d’organisation de la dictature du prolétariat ! Mais la dictature est un vilain mot ! Et il ne faut pas jeter de tels mots au vent ! La dictature que nous appelons est un pouvoir de fer, de hardiesse révolutionnaire, rapide et implacable dans la répression des exploiteurs aussi bien que des fauteurs de troubles ! Si notre pouvoir est trop doux, il passera pour mou, il ressemblera plus souvent à une bouillie qu’à du fer !

Longues ovations

… Ainsi, celui qui enfreindra la discipline du travail, et dans quelque entreprise que ce soit, qui perturbera les rouages de l’ordre indispensable à la production des richesses communes, sera tenu pour responsable de la famine et du chômage, et le coupable, on devra le trouver, le faire juger par un tribunal et le châtier impitoyablement !

Longues ovations

… Mais si nous devons traquer l’ennemi intérieur, que nous n’hésiterons pas à qualifier de « terroriste », et réduire à néant son activité pernicieuse, l’ennemi extérieur, je désigne par là l’ensemble des nations hostiles à nos valeurs et à nos libertés, et je désigne plus précisément ces Etats composés d’une bande d’individus fanatiques qui n’ont pour seule foi que leur obscurantisme et pour seul objectif que la soumission de l’Esprit que nous ont légué les Lumières, cet ennemi-là, sachez-le, nous devons le combattre aussi, car il met au point contre nous une politique de longue usure, à seule fin de nuire à ce qui constitue les fondements mêmes de notre Civilisation !

Silence dans la foule., la voix de l’orateur résonne de façon impressionnante

… Et si notre pays, poussé à bout par les perfidies étrangères, leur volonté de mort, décidait un beau jour d’entrer dans un conflit coûteux mais nécessaire ? Nous ne saurions, c’est évident, considérer la guerre en soi comme un bienfait, ni confondre les raisons profondes qui l’ont déclenchée avec les bénéfices secondaires qui nécessairement en découlent, et moins encore la justifier au nom  de conséquences multiples et positives !… C’est pourquoi nous ferons tout ce que nous pourrons pour éviter pareil fléau !

Ovations

… Mais la guerre, il est vrai, ce n’est pas seulement le rempart de nos libertés ! Elle est, ne nous le cachons pas, un facteur inégalable de progrès technique, industriel, économique, social et idéologique ! Un moyen de rouvrir nos mines, nos fonderies, nos forges, nos usines, de redonner au plus grand nombre d’entre vous ce travail qu’ils attendent en vain ! Et par ce moyen-là, si nous nous en servions avec talent, et si nous remportions une juste victoire, nous pourrions implanter partout, bien au-delà de nos frontières, cet inégalable Idéal de Justice et de Paix pour lequel nous avons lutté et lutterons toujours ! Ainsi le monde nous verrait, tel un semeur opiniâtre, jeter ici et là, sur tous les peuples à la fois, cette graine si prometteuse, et qui serait pour nous l’assurance d’une fructueuse moisson !

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