Archives de catégorie : Evénements

Musée Paul Valéry – Le Livre pauvre – Sète

Ayant eu le bonheur de travailler à plusieurs reprises avec Daniel Leuwers pour la création de Livres pauvres et dans des collections consacrées à différents poètes (dont Paul Valéry), je signale cette exposition exceptionnelle aux amateurs de livres d’artistes.

Musée Paul Valéry : Exposition Le Livre pauvre autour de Paul Valéry – Donation Daniel Leuwers

Le Musée Paul Valéry (Sète) présente une exposition consacrée à la donation récente de 515 livres pauvres consentie par le poète, critique et universitaire Daniel Leuwers. Du 22 septembre au 7 janvier 2018.

Musée Paul Valéry : Exposition Le Livre pauvre autour de Paul Valéry - Donation Daniel Leuwers

 

EXPOSITION LE LIVRE PAUVRE AUTOUR DE PAUL VALÉRY

36 COLLECTIONS VALÉRYENNES DU LIVRE PAUVRE

La donation réunit la totalité des ouvrages appartenant aux 36 collections valéryennes du Livre pauvre : un titre ou une citation empruntée à l’œuvre de Valéry a été utilisé par les artistes et les auteurs comme amorce à une création collaborative sans jamais être imposé comme une contrainte. Il en résulte des livres réunis dans des ensembles qui se singularisent par un format et un esprit plus que par le conformisme de l’inspiration.

La Riche – Rencontre dans le cadre du festival La P’tit’ édit’ n°2, 23 septembre 2017

Dans le cadre de la 2ème édition du festival La P’tit édit’, le 23 septembre 2017, la médiathèque de La Riche organisait une rencontre avec l’écrivain Michel Diaz et le photographe Laurent Dubois autour du livre d’artiste et de leur dernier ouvrage Un navire de papier, éditions Cénomane (avril 2017).

Photo ci-dessus: les 2 auteurs pendant la rencontre.

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Rencontre avec Laurent Dubois et Michel DiazRencontre avec Laurent Dubois et Michel Diaz

Rencontre dans le cadre du festival La P’tit’ édit’ n°2

 Le photographe Laurent Dubois et moi-même serons présents,

 le samedi 23 septembre,

à la médiathèque de La Riche (37),

pour une présentation, à 15 h, suivie d’une lecture-dédicace de notre ouvrage

UN NAVIRE DE PAPIER.

Ci-dessus, le livre d’artiste Ces puits qui veillent, illustré d’un cyanotype de L. Dubois (éd. Les Cahiers du Museur, coll. A côté, 2017)

Médiathèque de Manosque – Bibliothèque d’Herbes – Les singulières

 E X P O S I T I O N

LES SINGULIERES
CORRESPONDANCES DE DANIEL
LEUWERS

Lettres et enveloppes peintes à la
manière des livres pauvres

PRESENTEE A LA MEDIATHEQUE
D’HERBES

Du 21 septembre au 29 octobre 2016
Une création originale pour les Correspondances
Manosque – La Poste 2016

 

PREMISSES DU « MAIL ART » ET DU « PLACARD »
Conçu dès son origine,en 2002, comme un objet « hors commerce »
destiné à être montré au plus large public possible, le
« livre pauvre » (pauvre par le peu d’investissement financier
qu’il nécessite, mais riche par le mariage entre l’écriture
manuscrite du poète et l’intervention originale de l’artiste) a
mis un certain temps pour trouver sa forme idéale. Des livres
de plusieurs pages ont été lancés, bientôt suivis par la
formule minimale d’une simple feuille de papier pliée en 2, 3,
4, 6 ou 8. De plus en plus clairement, s’est imposée une feuille
disposée à l’horizontale, rapidement concurrencée par une
feuille disposée à la verticale. Le concept de « placard » se
faisait jour, dont la présente exposition se propose de montrer
les prolongements et les métamorphoses.
Dans le même temps, le recours au « mail art » (des enveloppes
peintes) est apparu comme une possibilité ludique de
« correspondre » avec le lecteur -ce « semblable », ce « frère »
comme l’a défini Baudelaire qui n’est pas pour rien l’auteur du
poème « Correspondances »…
Parmi les premières manifestations de « mail art » au sein du
livre pauvre, on remarquera compositions savoureuses de Coco
Téxèdre, Raâk, Stéphanie Buttay, Céline Malnoë. Les poètes
ne sont pas de reste dans les collages cocasses de Werner
Lambersy, du « gendarme » Charles Pennequin ou de Julien Blaine,
l’un des adeptes les plus actifs du « mail art » avant qu’il ne
s’en départisse définitivement (on verra sa position au terme
de la présente exposition).
Coco Téxèdre
REPONSES DES ARTISTES ET DES POETES POUR LES
PRESENTES CORRESPONDANCES
A l’occasion du Festival des « Correspondances » de Manosque,
Daniel Leuwers s’est proposé de susciter des créations
originales -qui pourraient se poursuivre d’année en année.
Elles participent, bien sûr, du « mail art » mais ont tendance
à s’orienter vers le « placard » (la poésie qu’on placarde pour
lui donner plus de relief et comme pour la pousser à être dite
à voix haute).
Le Mail Art
L’oeuvre est réalisée à un exemplaire unique (alors que le
livre pauvre peut comporter de 2 à 7 exemplaires à partager).
C’est une enveloppe peinte, enluminée, assortie d’éléments
incontournables comme le libellé de l’adresse, le choix du
timbre, le cachet de la Poste).Le peintre belge Roger Dewint
(nombreuses expositions à la Wittockiana de Bruxelles) est un
maître dans cette discipline où l’ont rejoint de nombreux
artistes comme Coco Téxèdre, Laurence Imbert, Alain Suby, Hamid
Tibouchi, Mylène Besson, Irène Boisaubert, Stéphanie Buttay,
Liliane Safir, Mylène Gratien, Yves Conte, Martine Jaquemet et
quelques anonymes, sans oublier le poète Frédéric- Jacques
Temple.
Correspondances sur des supports plus rigides.
Pour certains artistes, l’enveloppe est apparue comme trop
fragile. Ils ont opté pour l’utilisation du carton, d’une
couverture, d’un assemblage de cartes postales. On peut ainsi
admirer les compositions ludiques de Dominique Penloup, Max
Partezana, Christophe Massé, Enan Burgos (le support est une
boîte de médicaments) ou les assemblages avec plumes de Jacques
Riby, un véritable jeu de question et réponse conçu par Claude
Faivre et la réaction de Patrick Dubost à un envoi de Armand le
Poète.
Les lettres « ouvertes »
Si les enveloppes en papier ou cartonnées sont
extérieurement intéressantes, elles valent aussi par leur
contenu. Le singulier Thierry Lambert ficelle son enveloppe
cartonnée et demande qu’elle soit dénouée pour faire surgir
un sien poème sous l’égide du chamanisme. Quelques textes de
poètes ont été choisis et glissés sous ces enveloppes :
Claude Guerre par Wanda Mihuléac, Alphonse Allais par Erolf
Totort, Jacques Roubaud mis en lumière par Klasien Boulloud,
Baudelaire honoré par Stéphanie Buttay, sans compter quelques
envois anonymes. Le plus souvent, l’intérieur des enveloppes a
servi de support aux poèmes, à l’aide de déhanchements
savants. Comme si le contenu et le contenant ne voulaient se
dissocier.
Le don d’une oeuvre originale
Participer à l’aventure des
« Correspondances » a été
l’occasion pour quelques artistes de
glisser une oeuvre originale : une
carte peinte pour Philippe
Hélénon, une composition dont la
large portion blanche semble vouloir
aimanter l’écriture pour Max
Partezana, et les envois de Wanda
Mihuléac, Nicole Sottiaux, Sandrine Manuel, Jeannine Diaz-Aznar
ou bien Francis Coffinet et Jean-Luc Guin’Amant (texte et
peinture mêlés). Des enveloppes originales ont souvent servi
d’écrins.
La contribution des poètes
C’est sur une feuille de papier à lettres traditionnelle que
certains poètes ont succinctement confié ce que le mot
« Correspondances » évoquait pour eux (Zéno Bianu, Jean-Pierre
Geay, Michel Diaz, Frédéric-Jacques Temple, mais aussi le
peintre Yves Conte).
D’autres ont simulé une correspondance (ainsi de Bernard
Chambaz s’adressant à l’écrivain italien Sandro Penna, ou de
Jean-Pierre Verheggen à destination de Jean Giono tout autant
qu’au polémiste du XIXème siècle Paul-Louis Courier, écrit
évidemment, circonstances obligent,
Paul-Louis Courrier…
Jean-Pierre Verheggen a tenu compte de
la ville de Manosque, pierre angulaire de
l’aventure, tout autant que Daniel
Leuwers lorsqu’il évoque sa lettre
envoyée à 15 ans à l’auteur de
« Colline ».
Julien Blaine en profite, lui, pour se
démarquer du « mail art », genre qui
lui semble s’être quelque peu épuisé. La répétition n’est
jamais bonne conseillère en matière artistique.