Archives de catégorie : Evénements

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1. Je serai présent à Lavaré, où je ferai des lectures, les 10, 11, 12 septembre, à l’occasion de la session 2021 du festival « Le Boucan des arts ».

2. Invité à participer à la création de l’artothèque de Lavaré, on pourra voir, à Saint-Calais (lieu du 1er événement de l’artothèque), du 5 juillet au 25 septembre 2021, une exposition de mes livres d’art et d’un certain nombre de mes livres d’artistes.

Olivia Rolde, exposition, La Morinerie

EarthZone : peinture et céramique aux Ateliers de La Morinerie

Samedi 3 juillet à 18h30 /// Sur le quai des ateliers de La Morinerie Venue et présence de l’auteur et poète tourangeau Michel Diaz pour la présentation et des lectures au sein de l’exposition autour de notre ouvrage commun « Offrandes » paru en septembre 2020 , suivi d’une petite collation !Entrée libre et gratuite ! 🙂Exposition EarthZone/ O. Rolde & R. Salvador / Peinture & Céramique / 21 rue de la Morinerie 37700 St Pierre des Corps

Livres pauvres – Chapelle Sainte-Anne

Du 21 septembre au 20 octobre 2019 / ACCORDANCE / livres pauvres – collection de la chapelle Sainte-Anne

Vendredi, samedi et dimanche 14h à 20h  / Chapelle Sainte Anne – square Roze 3700 Tours La Riche

“… Alors que les « livres pauvres » (« pauvres » en raison du peu d’investissement financier qu’ils nécessitent, mais « riches » à la mesure de l’osmose qui résulte de la confrontation entre écriture et peinture) sont souvent présentés sous des vitrines protectrices, la Chapelle Sainte-Anne les présente librement, sans barrière, au sein de tableaux, d’installations et de photographies prêtés par les artistes pour leur faire escorte. C’est donc pleine fête pour l’œil et pour l’esprit….” Daniel Leuwers (créateur et directeur de la collection des livres pauvres).

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Accordance- livres pauvres collection Sainte Anne

Une exposition consacrée à Sainte-Anne, voilà qui peut intriguer…

Cette exposition vise d’abord à occuper et à saluer un lieu qui est devenu aujourd’hui un très actif espace culturel qui, sur trois niveaux, se veut à l’intersection des arts contemporains, mais qui fit partie jadis du Prieuré Sainte-Anne dont ne subsistent que quelques restes de la présente Chapelle. Egalement sis à La Riche, on connaît le plus florissant et préservé Prieuré de Saint-Cosme dont le poète Pierre de Ronsard fut le prieur de 1565 à 1585. Si Saint-Cosme était réservé aux hommes, Sainte-Anne accueillait des femmes. Ronsard y fit-il quelques visites ? On peut toujours rêver.

La Chapelle Sainte-Anne dont toutes les expositions suscitent de très travaillées mises en espace (et souvent en musique) a déjà accueilli, il y a quatre ans, certains « livres pauvres » (on appelle ainsi des feuilles de papier pliées où, à très peu d’exemplaires, l’écriture manuscrite d’un poète aimante l’intervention originale d’un artiste, hors de tout circuit commercial). Alors que les « livres pauvres » (« pauvres » en raison du peu d’investissement financier qu’ils nécessitent, mais « riches » à la mesure de l’osmose qui résulte de la confrontation entre écriture et peinture) sont souvent présentés sous des vitrines protectrices, la Chapelle Sainte-Anne les présente librement, sans barrière, au sein de tableaux, d’installations et de photographies prêtés par les artistes pour leur faire escorte. C’est donc pleine fête pour l’œil et pour l’esprit.

Le Prieuré de Saint-Cosme a organisé, entre 2003 et 2011, de mémorables expositions aux livres pauvres et continue d’en montrer certains exemplaires en dépôt. La Chapelle Sainte-Anne prend désormais un relais généreux et heureux.

« Sainte-Anne » est le nom de la collection pour laquelle ont été réalisés près de 80 livres. Les artistes se sont pour la plupart référés à la mère de la Vierge Marie. Anne, longtemps stérile, ne put donner naissance à une fille que très tardivement. Et cette fille donnera naissance à l’Enfant Jésus, suscitant le thème iconographique chrétien de « Anne trinitaire ».

Sans se soucier trop d’interprétations théologiques diverses, les artistes du livre pauvre ont créé de libres partitions où les mots ont peu glissé de Anne à « âne » (Rimbaud le fit dans son poème Fêtes de la faim) sans craindre quelque bonnet punitif.

Thématique certes, l’exposition  se veut aussi et surtout festive et libre. Elle regroupe, en tout cas, les plus grands noms de la poésie francophone (la circulation sonore de tous les poèmes innervera la Chapelle) et une pléiade d’artistes internationaux (l’Australie, le Japon, la Grèce, la Suède, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et le Royaume-Uni sont au rendez-vous).

Laissons donc Rimbaud bousculer notre cher Ronsard en décrétant :

« Ma faim,  Anne, Anne !

Fuis sur ton âne »

Daniel Leuwers -créateur et directeur de la collection des livres pauvres

Prix Amélie Murat 2019

Poésie

Michel Diaz reçoit le prix francophone de poésie Amélie-Murat à Clermont-Ferrand

Remise de la 66ème édition du prix francophone de poésie, Michel Diaz. © Rémi DUGNE

L’association Cercle Amélie-Murat a décerné son 66e prix francophone de poésie au poète
Michel Diaz pour son recueil « Bassin-versant », mercredi 12 juin, à l’Opéra-théâtre de Clermont-Ferrand.

La présidente, Claire Demange, a rendu hommage aux poèmes aux vibrations philosophiques de ce recueil Bassin-versant, qui ont été lus devant une assemblée nombreuse et chaleureuse, permettant aux férus de poésie de se plonger dans la méditation de l’auteur, qui évoque l’ombre et la lumière, et ce qu’il nous faut cultiver de force d’attention pour être dignes de notre humanité. « La Terre est notre probable paradis perdu, écrit Michel Diaz, en exergue à son ouvrage, mais nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité. »

Michel Diaz, qui a enseigné les lettres et les arts dramatiques, s’est dit « comblé et ému » de recevoir cette distinction de la Ville  de Clermont-Ferrand.  «Le monde va mal, nous avons mal à la Terre, aux plantes, aux animaux, nous avons mal aux hommes. Mais il est quelque peu rassurant, à cette époque de l’hyper communication, où nous sommes sommés de communiquer tout le temps, par tous les moyens de la technologie, où les mots sont complètement démonétisés, où la parole ne vaut plus grand chose, de voir que l’on peut encore laisser place aux mots, à la parole des poètes, c’est une note d’espoir immense. Grâce à la poésie, à l’art, à la musique, il y a peut-être encore des choses à sauver dans ce monde où règnent une atmosphère crépusculaire et le parfum des guerres. Ce qui reste aussi à sauver des hommes c’est leur humanité, en la sauvant de ceux qui l’ont placée sous le signe destructeur d’un acte unique et suprême, l’accumulation des richesses et la soif des profits, », a-t-il conclu.

Fanny Guiné