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A propos des photos de Rieja van Aart

Ce texte, lu le dimanche 10 mars 2019, à l’occasion de l’exposition des deux artistes, la photographe Rieja van Aart et le peintre Haider, au château de Mosny, dans le cadre du Printemps des poètes 2019, a été inspiré par la série de photos de R. v. Aart intitulée « Le plat pays ».

PLAT PAYS

Photos de Rieja van Aart

Terres livrées à leur première nudité, rendues au règne minéral, règne d’une angoisse archaïque et sans nom, ou celui d’une attente innommable, immémoriale autant qu’inépuisable. Où est-on, en ces lieux, où nous perdons tous nos repères ? Où se perdent ces liens affectifs qui, face au monde nous rassurent ou, face aux signes qui le représentent, nous renvoient à l’énigme de ce que l’on appelle la réalité ?

De cette énigme du réel, entre fiction et onirisme poétique, et tout au long de son parcours d’artiste, Rieja van Aart nous en propose la vision hallucinée.

Ce qui s’impose donc ici, dans ces images, c’est le règne minéral. Perte de chance, perte de vie, perte à perte de vue. Aucun simulacre à poignarder, aucun fantasme à dépister. Nous sommes là, environnés d’aucun mort regretté ni d’aucune espérance à poursuivre. Nous sommes là, sans âge et sans mensonge. Comme seuls dans la solitude, avec le couteau, le pain et l’eau. Accoudés à la table d’une vérité que nous pressentons, une vérité dépouillée jusqu’aux os, et qui n’a qu’elle-même à offrir.

Paysages d’un plat pays où l’eau creuse de longues veines précieuses dans l’ombre de sable.

Nous nous incrustons lentement dans la nuit à venir, ce qui s’annonce dans le crépuscule. Aucun chagrin n’a résisté aux occultes virulences. Loin des pierres, dans leur centre. Les épines de nos questions n’ont connu de plus belles raisons de s’anéantir. Un fruit, la nostalgie ou le remords, et de quoi ? Comme une capsule de lumière. Et la couronne d’inquiétude au centre avec la couronne d’épines de notre condition. Immense lumière froide qui jette sur la plage des fruits inassouvis, en loques, juteux avant-coureurs de la mort, ou débris de tout ce qui fut. C’est toute la pauvreté du paysage. Les faits inassouvis. Ce qui demande à être dans les temps accomplis.

L’absence de rêve, ni grave ni triste. Mais à jamais rocheuse et ensablée, veinée d’époques lointaines et de courses à la mort. Immuable mélancolie des couvertures d’eau qu’un dormeur attardé au bord de son sommeil tire jusqu’au cou. Mais, bras dessus bras dessous, les vagues s’en s’ont allées des lieux de la pensée et n’ont laissé au goût salin que leur frileux souvenir de soleil.

Silencieux, derniers témoins d’une beauté sans artifices, les yeux échangent des lumières avec un horizon inaccessible. Et les fantômes des vivants retrouvent leur posture placide au creux de l’oubli. Toute la désolation immensément phosphorescente d’une main tendue à un tournant de la mer.

Qui donnera la paix, quel soleil à éclipser, passant le tranchant de sa lame à l’intérieur du cœur ? Une idée de désert éternel plane sur ces espaces, un immense concert de silence, au-dessus duquel un astre échevelé et invisible flotte, certains diront horriblement, inexplicablement suspendu. Suspendu comme le bien dans l’homme, ou le mal dans le commerce d’homme à homme, ou la mort dans la vie. Force planante de désolation. Car un ciel de Bible est dessus où courent des nuages blancs. Mais les menaces de ces nuages. Mais les orages qui noieront de pluies ces paysages d’avant-monde, ou d’après-monde, on ne le sait. Mais l’ombre portée de la terre, et son éclairage assourdi et crayeux. Mais l’air léger, comme un suspens du souffle, et raréfié. On n’attend ici que le vent. Qu’il s’appelle amour ou misère, il ne pourra guère s’échouer que sur une plage d’ossements.

Ici, le temps comme arrêté. Clarté d’un jour de l’après-guerre et pour ses âmes en errance, ou clarté pour ceux-là qui ont encore faim des aubes à venir, pour ceux qui persévèrent à rêver et pour ceux dont le cœur a toujours ses raisons.

Ici, on déchire dans tous les sens ces images de soie et d’or, on regarde au plus loin que les yeux peuvent voir, on rêve de bonté, on marche sur des pierres gémissantes, sur les oiseaux tombés des dernières marches de l’espérance, sur la robe de la beauté qui résiste encore à la nuit, s’obstine à faire vivre ces éclats, de l’esprit et du cœur !

Et quel silence ! Qu’on voudrait écouter encore, et qu’on voudrait toucher pour s’assurer que ce n’est pas un rêve, et lui apporter un peu de ce souffle, un peu de la respiration du grand animal bien aimé qu’est le monde assoupi dans son immense, et peut-être dernier crépuscule.

Regarder ces photos, c’est lentement remonter le fil apparemment à l’abandon de signes, des signes d’émotion par lesquels nous retrouvons leur brume de matière initiale et leurs traces d’outre-mémoire.

En deçà du corps et du cri, au-delà de toute parole, se donne la matière d’un langage entre ruine et éclosion, ces signes d’avant toute prononciation et désignation, qui semblent émerger du plus intime et peut-être du plus confus de la conscience de l’artiste, mais qui nous rendent, palpitants et comme écorchés, à notre condition première d’êtres de terre, traversés de souffle vital et dévorés de temps.

Michel Diaz, 05/03/2019

Bibliographie

Carnet Biblio

 THEATRE

Le Verbe et l’hameçon,  éd. Pierre-Jean Oswald, Paris, 1977

L’Insurrection, Cahiers de Radio-France, Paris, 1986

Le Dépôt des locomotives,  préface de Georges Vitaly, éd. Jean-Michel Place, Paris, 1989

La Dame blanche, 2000, Jour de colère, 2002 [ monologues, publiés sous forme de nouvelles in A deux doigts du paradis ,  éd. L’Amourier, 2012]

La Nuit de la Toussaint, éd. La Simarre & Christian Pirot, Joué-lès-Tours, janv. 2016

Au « Musée de la littérature théâtrale belge », Bruxelles :

Faubourgs amers,  MLTB 04282, 1986

Trois impromptus pour clarinette seule, pièces pour la radio [publiées sous forme de nouvelles dans différents recueils], MLTB 04283, 1987-88 :

         I. Lettre de loin      II. La photo de Louise     III. Roissy blues

Solitudes, d’après quatre nouvelles de Raymond Carver, MLTB 04316, 1989

  • Il est doux sur la vaste mer…. a été jouée au Théâtre  municipal d’Orléans (Carré Saint-Vincent), en 1975.
  • Le Verbe et l’hameçon a été joué à Tours (salle Thélème, Université François Rabelais), par le Théâtre du Pratos, en 1975.
  • Lettre de loin a été jouée au festival de Cluny par la Compagnie de José Manuel Cano Lopez, en 1986.
  • Cœur obus éclaté a été joué à Tours, Espace Ligéria, par la troupe de Claude Derrez, en 1989.
  • Le Dépôt des locomotives à été joué au théâtre Mouffetard (Paris), dans une mise en scène de Georges Vitaly, avec Maria Casarès et François Perrot, en 1989.
  • L’Insurrection et Faubourgs amers ont été lus dans leurs théâtres respectifs, à l’invitation de J.-L. Barrault et L. Terzieff, en 1989.
  • L’Insurrection, Lettre de loin, Roissy blues, Le Dépôt des locomotivesFaubourgs amers ont été diffusés, dans leur version radiophonique, sur France-Culture et la R.T.B.F.en 1986, 1990, 1992 (avec une Aide à la Création du Ministère de la Culture, Département des Théâtres et des Spectacles).

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 POÉSIE  ET LIVRES D’ART

Mise en demeure,  éd. Pierre-Jean Oswald, Paris, 1975

Atelier des silences, photos de Thierry Cardon, préface d’Yves Bonnefoy, éd. Jacques Hesse, Blois, 1997

Né de la déchirure, textes inspirés des cyanotypes de Laurent Dubois, livret d’exposition, éd. Sérigramme, Chédigny, septembre 2012

Juste au-delà des yeux, images de Pierre Fuentes, éd. La Simarre & Christian Pirot, Joué-lès-Tours, 2013

Cristaux de nuit, éd. de L’Ours blanc, Paris, 2013

Aux passants que nous sommes, photos de Rieja van Aart, éd. La Simarre & Christian Pirot, Joué-lès-Tours, 2013

La belle, photo de Rieja van Aart, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 1er trim. 2013 (21 ex.)

Sans titre 2 (Approches du visage), peintures de Laurent Bouro, éd. Label-Martin Decrouy, La Guerche, septembre 2014

Arbre, vieil arbre, dessins de Setsuko Uno, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2014 (21 ex.)

Arbre(s), dessins de Setsuko Uno, L’Atelier du livre, Paris, déc. 2014

Né de la déchirure (éd. complète), cyanotypes de Laurent Dubois, préface de Raphaël Monticelli, éd. Cénomane, Le Mans, avril 2015

Dans l’inexplicable présence, en collaboration avec Yves Ughes, dessins de Martin Miguel, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2015 (21 ex.)

Archéologie d’un imaginaire – un peintre, Alain Plouvier, peintures d’Alain Plouvier, éd. La Simarre & Chistian Pirot, Joué-lès-Tours, novembre 2015

Ces puits qui veillent, cyanotypes de Laurent Dubois, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2016 (21 ex.)

Owakudani, terre de soufre, images de Pierre Fuentes, L’Atelier du livre, Paris, janv. 2016

Fêlure, éd. Musimot, Cussac-sur-Loire, nov. 2016

Le Cœur endurant, éd. de L’Ours Blanc, Paris, 4ème trim. 2016

Un navire de papier, photos de Laurent Dubois, préface de Bernard Giusti, éd. Cénomane, Le Mans, avril 2017

Dans l’inaccessible présence, dessins de Jeannine Diaz-Aznar, Thi lùu éditions, Saint-Cyr-sur-Loire, nov. 2017

Dans l’hospitalité du seuil, cyanotypes de Laurent Dubois, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2018 (10 ex.)

Bassin-versant, préface de Jean-Marie Alfroy, éd. Musimot, Cussac-sur-Loire, avril 2018 (prix Amélie Murat 2019)

Lignes de crête, frontispice de Jean-Michel Marchetti, éd. Alcyone, Saintes, févr. 2019

Ardeur, dessins de Geneviève Besse, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2019 (21 ex.)

Comme un chemin qui s’ouvre, éd. de L’Amourier, mars 2019

Le lointain est ma patrie, peintures de Jean-Michel Marchetti, étui de 5 textes + 5 peintures, Les Cahiers du Museur, collection « Connivence », Nice, 2019 (11 ex.)

Vers l’étoile du soir, en projet de publication

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 NOUVELLES

Séparations, éd. L’Harmattan, Paris, 2009

A deux doigts du paradis, éd. de L’Amourier, Coaraze, 2012

Le Gardien du silence, éd. de L’Amourier, Coaraze, 2014

Partage des eaux, éd. N. & B. (Noir & Blanc), Toulouse, septembre 2014

 Le Petit train des gueules cassées, recueil collectif de nouvelles, contient : « Dites-moi une chose, une seule », « Compte à rebours », éd. de L’Ours Blanc, Paris, janvier 2015

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PREFACES

Arbre(s), introduction à l’oeuvre dessinée, arbres morts et racines, de Setsuko Uno, L’Atelier du livre, 2014

Le Petit train des gueules cassées, préface au recueil collectif de nouvelles, éd. de L’Ours Blanc, Paris, 2015

Owakudani, terre de soufre, introduction à la série « La montagne de soufre », images de Pierre Fuentes, L’Atelier du livre, janv. 2016

Anthologie poétique, 1956-1970 et 1999-2018, introduction à l’oeuvre poétique de Claude Cailleau, éd. du Petit Pavé, avril 2019

Si loin est l’horizon, préface au recueil de nouvelles d’Anne Renault (en projet de publication aux éd. de L’Harmattan)

Tout  doit disparaître !, préface au recueil de nouvelles de Gabriel Eugène Kopp (en projet de publication)

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 LIVRES D’ARTISTES

Traits, spirales, pointillés, photos de Thierry Cardon, galerie La Métisse d’argile, Saint Hippolyte, 1998

Au regard du silence, photos de Pierre Fuentes, livre vertical, installation, in « L’Automnale de Vouvray », 2012

La belle, photo de Rieja van Aart, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 1er trim. 2013 (21 ex.)

Owakudani, image de Pierre Fuentes, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2013 (4 ex.)

Ne rien laisser que cendres, dessins de Jacques Riby, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Arbre, vieil arbre, dessins de Setsuko Uno, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2014 (21 ex.)

Feuilles vives, la feuille de vigne, dessins de Jeannine Diaz-Aznar, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.), Galerie La Boîte noire, Fonds livres d’artistes de la médiathèque de La Riche

Feuilles vives, la feuille de figuier, dessins de Jeannine Diaz-Aznar, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (6 ex.), Galerie La Boîte noire, Fonds livres d’artistes de la médiathèque de La Riche

Feu et sang, dessins de Georges Badin, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Textures, dessin de Roselyne Guittier, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Par la fenêtre du solstice, dessin de Roselyne Guittier, 2014, coll. privée

Dans la nuit de la voix, dessins de Jean-Gilles Badaire, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Au commencement était le silence, photo de M.-Christine Schrigen, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2014 (4 ex.)

Dans l’inexplicable présence, en collaboration avec Yves Ughes, dessins de Martin Miguel, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2015 (21 ex.)

Ce qu’il nous faut rendre à la nuit, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2016 (4 ex.)

Ces puits qui veillent, cyanotypes de Laurent Dubois, éd. Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2016 (21 ex.)

Nuit trop lucide, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

D’entre silences, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

Evidemment le bleu, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

Ombre du doigt de Dieu, dessins, monogravures et encres de Jean Luneau, 2016, coll. privée

Derniers faux pas, dessins de Yves Conte, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2016 (4 ex.)

Lettre morte, dessin de Jeannine Diaz-Aznar, « Du livre pauvre au Mail Art », médiathèque de Manosque, sept. 2016

Bassin-versant, dessins de Martin Miguel, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Coup de grâce, dessins de Martin Miguel, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

La brûlure a la couleur des lèvres, dessins de Pascale Giraud Cauchy, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Heureux… comme le migrant…, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Etes-vous libre ? Soyez dangereux (hommage à Claude Cahun), dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2017 (4 ex.)

Stylite, dessin de Patrice Delory (ex. unique), coll. privée, 2017

Mélancholia, gravure de Jean  Luneau (ex. unique), coll. privée, févr. 2018

Aux lèvres du sommeil, dessins de Coco Texèdre, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Flamme et rose, dessins de Françoise Roullier, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Clamavis in deserto, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Au croc rouillé des siècles, images de Pierre Fuentes, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Soleil levant, dessins de Setsuko Uno, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Drôle d’époque !, dessins de Patrice Delory,  Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Dans l’hospitalité du seuil, cyanotypes de Laurent Dubois, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2018 (10 ex.)

Pour balayer les cendres, dessins de Jean-Michel Marchetti, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Rumeur de l’eau, dessins de Pascale Giraud Cauchy, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

A Hölderlin, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Faux jour, dessins de Patrice Delory, Musée du livre pauvre du Prieuré de Saint-Cosme, La Riche, 2018 (4 ex.)

Pierre du vent, dessins de Françoise Roullier, coll. particulière (ex. unique), 2019

Le livre de l’exode, dessins de Françoise Roullier, coll. particulière (ex. unique), 2019

Ardeur, dessins de Geneviève Besse, Les Cahiers du Museur, collection « A côté », Nice, 2019 (21 ex.)

Le lointain est ma patrie, peintures de Jean-Michel Marchetti, étui de 5 textes + 5 peintures, Les Cahiers du Museur, collection « Connivence », Nice, 2019 (11 ex.)

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 ENTRETIENS

Au seuil du silence, « Les chemins d’un auteur », entretien avec Christian Rome, in la revue « Chemins de traverse », N°43, pp. 1-14, décembre 2013

Entretien avec Benjamin Taïeb, in revue « La Voix du basilic », N° 47, pp. 2-4, mai 2014

Entretien avec Jean-Yves Casteldrouin, in site des éditions N & B (Noir et Blanc, Toulouse), février 2015

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 ESSAIS

Arthur Adamov, hier déjà et encore demain, thèse de doctorat, 1990-95, bibliothèque de l’Université François Rabelais, Tours. (700 p., 2 vol.: bibliographie d’Arthur Adamov; écrits de jeunesse et textes inédits commentés ; essai sur l’influence de la poésie romantique allemande et du théâtre expressionniste allemand et nordique sur l’œuvre d’A. Adamov.)

Introduction au théâtre radiophonique d’Arthur Adamov, 1996 (cf. archives sonores aux Editions André Dimanche)

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Chroniques et articles (publiés en revues)

A propos des photos de Rieja van Aart, in ce blog, mars 2019

De votre absence, Monique Lucchini, éd. Musimot (2019), in ce blog, févr. 2019

La prophétie des mouches, Brigitte Guilhot, éd. Jacques Flament (2019), in ce blog, févr. 2019

De sang, de nerfs et d’os, Patrice Blanc, éd. Le Contentieux (2018), in ce blog in ce blog, déc. 2018 et Diérèse n° 76, été 2019

La pièce du bas, Gilles Lades, éd. L’Etoile des Limites (2018), in ce blog, nov. 2018, et Diérèse n° 76, été 2019

Introduction à l’oeuvre poétique de Claude Cailleau, anthologie poétique, éd. du Petit Pavé, avril 2019

Matrie, Colette Daviles-Estinès, éd. Henry, 2018, in ce blog, sept. 2018, le site de la revue Lichen, nov. 2018, et sur le site Volets ou vers, de C. Daviles-Estinès

Si loin est l’horizon, nouvelles, Anne Renault,  (recueil  en projet de publication), in ce blog, août 2018

Car l’amour existe, Cyrille Latour, éd. de L’Amourier (2018), in Le Basilic (juin 2018), le site des éditions de L’Amourier et le site de C. Latour, mai 2018

Fragments d’une errance, texte pour une vidéo de Pierre Fuentes, in ce blog, avr. 2018

Le poème recommencé, Gilles Lades, éd. Alcyone (2018), in ce blog, avril 2018, L’Iresuthe n° 45, sept. 2019, Chemins de traverse n° 54, été 2019, et le site de Radio occitania

Debout, présents et vivants, Olivia Rolde, peintures, texte de catalogue, in le site d’Olivia Rolde, mars 2018

De la responsabilité du chroniqueur et de celle de l’auteur(e), in L’Iresuthe n° 45, sept. 2018

En territoires de l’incertitude, Patrice Delory, peintures, texte d’exposition, in ce blog, févr. 2018

Noir, Claire Desthomas-Demange, éd. Musimot (2017), in L’Iresuthe n° 43, août 2018, et sur le site des éditions Musimot

Requiem, Poème sans héros et autres poèmes, Anna Akhmatova, éd. Poésie/Gallimard (2014), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 41, mars 2018

La nuit déborde, Jeanne Bastide, éd. de L’Amourier (2017), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 39, févr. 2018, sur le site des éditions de L’Amourier et sur le site Terres de femmes

Un bégaiement, Julien Bosc, éd. Cénomane (2016), in Les Cahiers de la rue Ventura, n° 40, janv. 2018

Etre et avoir l’été, Charles Simond, éd. Musimot (2013), in ce blog, nov. 2107

Contre le désert, Alain Freixe, éd. de L’Amourier (2017), in le site des éditions de L’Amourier, et le site Terres de femmesoct. 2017

Nouveau Roman & Théâtre nouveau, in Les Cahiers de la rue Ventura n° 37, sept. 2017

Ma (dé)conversion au judaïsme, Benjamin Taiëb, éd. Lunatique (2107), coll. Lire debout, in ce blog, juin 2017

Mer intérieure, Raphaël Monticelli, éd. La Passe du vent (2011), in ce blog, juin 2017

Lettre au poète Claude Cailleau, in L’Iresuthe n° 40, juin 2017, et Les Cahiers de la rue Ventura n° 40, mai 2018

Le collier rouge, Jean-Christophe Rufin, éd. Gallimard (2014), in L’Iresuthe n° 41, juin 2017

Le Livre du désir, Léonard Cohen, éd. Le Cherche Midi, collection Points (2008), in ce blog, mai 2017

Les reflets du silence, Shoshana, éd. Musimot (2017), in Chemins de traverse n° 50, juin 2017, et sur le site des éditions Musimot

Un dangereux plaisir, François Vallejo, éd. Viviane Hamy (2016), in L’Iresuthe n° 40, juin 2017, et sur le site de François Vallejo

Mécomptes de Noël, Gabriel Eugène Kopp, éd. de L’Ours Blanc (2016), in Chemins de traverse n° 50, juin 2017

Haïku – Anthologie du poème court japonais, éd. Poésie/Gallimard (2002), in ce blog, mai 2017

Je, tu, il, Claude Cailleau, éd. Tensing (2016), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 35, mai 2017

Un scarabée bruissant du rêve, Pascal Revault, éd. Musimot (2015), in ce blog et sur le site des éditions Musimot, oct. 2016

Fantaisies, Bernard Henninger, éd. Blogger de Loire (2015), in ce blog et sur le site « Impulsions » de B. Henninger, oct. 2016

Allant vers et autres escales, Colette Daviles-Estinès, éd. de L’Aigrette (2016), in ce blog et sur le site « Volets ou vers » de C. D.-Estinès, oct. 2016

Une étude sur Alain Borne, in Les Cahiers de la rue Ventura n° 33, sept. 2016

Jésus l’apocryphe, Jean-Luc Coudray, éd. de L’Amourier (2016), in Chemins de traverse n° 49, déc. 2016, et sur le site des éditions de L’Amourier

Quête du nom, Alain Guillard, éd. de L’Amourier (2016), in L’Iresuthe n° 38, sept. 2016, et sur le site des éditions de L’Amourier

L’aube a un goût de cerise, Raymond Alcovère, éd. N&B (2016), in L’Iresuthe n° 38, sept. 2016, et sur le site de Raymond Alcovère

Carnets de montagne, Claire Desthomas-Demange, éd. Musimot (2016), in ce blog et le site des éditions Musimot, juin 2016

Insinuations sur fond de pluie, Javier Vicedo Alos, éd. Fondencre (2015), in Chemins de traverse n° 48, juin 2016

L’Histoire de la brume, Stuart Dybek, éd. Siloé (2008), in Chemins de traverse n° 48, juin 2016

Shitao et Cézanne, une même expérience spirituelle, Charles Juliet, éd. L’Echoppe (2008), in ce blog, mars 2016

Les Admirés, Daniel Berghezan, éd. Musimot (2016), in ce blog et sur le site des éditions Musimot, mars 2016

La Morasse, Jean Forestier, éd. Edilivre (2016), in L’Iresuthe n°  38, 2015

Il n’est plus d’étrangers, Catherine Leblanc, éd. de L’Amourier (2015), in L’Iresuthe n° 37,  2015, et sur le site des éditions de L’Amourier

Comme une corde prête à rompre, Bernard Giusti, éd. de L’Ours Blanc (2007), in Chemins de traverse n° 47,  2015

Bribes, Raphaël Monticelli, éd. de L’Amourier (2015), in ce blog, déc. 2015

La côte sauvage, Jean-René Huguenin, éd. Points-Seuil (rééd.), in Les Cahiers de la rue Ventura n° 30, déc. 2015

Enquête sur un poète disparu, Jean-Jacques Mahet, éd. Les Paragraphes littéraires de Paris (1976), in L’Iresuthe n° 35, déc. 2015 et sur le site de L’Anacoluthe

Alain Borne – En une seule injure, éd. Editinter (2002), in ce blog, nov. 2015

Treize – Indociles, Alain Borne, éd. Fondencre (2008), in ce blog, nov. 2015

Cette roue qui nous emporte, Jean-Pierre Schamber, éd. Fondencre (2008), in ce blog, nov. 2015

Sonates crétoises, Frédérique Kerbellec, éd. Fondencre (2014), in L’Iresuthe n° 36,  2015

A un jour de la source, Françoise Oriot, éd. de L’Amourier (2015), in L’Iresuthe n° 36, 2015, sur le site des éditions de L’Amourier, sur le site Terres de femmes et Talentpaper blog

J’ailleurs, Brigitte Guilhot, éd. SKA (2015), in ce blog et sur le site des éditions SKA, juil. 2015

La peau sur les mots, Brigitte Guilhot, éd. SKA (2015), in ce blog, juil. 2015

Le pays que je te ferai voir, Michel Séonnet, éd. de L’Amourier (2014), in L’Iresuthe n° 33, 2014, et sur le site des éditions de L’Amourier

Un an de noyaux de cerises, Sylvie Azéma-Prolonge, éd. Relink (2014), in Chemins de traverse n° 45, déc. 2014

Soluble, Brigitte Guilhot, éd. de L’Ours Blanc (2014), in Chemins de traverse n° 45, déc. 2014

Autour de quelques tableaux de Thierry Dussac, in ce blog, sept. 2014

Les petites pièces rapportées, Eve de Laudec, éd. Chum (2014), in ce blog et sur le site « L’Emplume et l’écrié » d’E. de Laudec, sept. 2014

La nouvelle came, Audrey Terrisse, éd. BoD (2013), in ce blog, oct. 2014

Les bois levés de Thierry Cardon, in le recueil Cristaux de nuit (éd. de L’Ours Blanc, 2013), mai 2013

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Aux passants que nous sommes – Michel Diaz – Rieja van Aart (octobre 2013)

 

gardien IVAUX PASSANTS QUE NOUS SOMMES

Ed. La Simarre -Christian Pirot (octobre 2013)

Photographies, Rieja van Aart
Textes, Michel Diaz

Note liminaire de Martin Decrouy

« Morceaux d’étoffes, lambeaux d’animaux, ossements, plumes, mue de serpent, pinces de crabes, feuilles d’arbres froissées, matières organiques, débris de branches, de plastique, reliquats harassés offerts par le hasard, la rapine et le dépeçage, bribes, fragments, rognures, assemblages de choses qu’on aurait envie de dire parfaits tant les choix qui ont présidé à tisser entre elles ces liens de connivence, à consolider ces architectures où rien ne semble pouvoir être ajouté, rien retiré non plus, les ont dotées d’une présence d’immuable beauté.
… Chemin propice à l’âtre d’une escale méditative, qui dévoile un peu plus nos visages. C’est ce que ces images nous proposent encore, mariant la lumière à ce fer qui nous brûle, notre conscience d’être au monde, passants parmi les êtres et les choses, ni davantage ni moins qu’eux soumis aux mêmes lois de vivre et disparaître. D’occuper un espace de temps avant que de nous effacer. » (4ème de couverture, extrait du texte de M. Diaz)

 

Extraits du texte :

        * Glissement de lumière d’où émerge ce sentier bas où le silence va. Aucun sommeil ici ne menace  les souffles de ceux qui sont passés. Aucun bruit ne peut interrompre leur marche vers le mutisme du secret, comme s’ils appartenaient à l’oubli du temps.

          Election de la nuit, figure messagère, spectre qui donne corps à ce qui n’a pas voix, qui ne se peut non plus nommer, mais se dérobe tel un rêve au bout des mains qui voudraient lui offrir le refuge de leur hospitalité.

          L’ayant vue apparaître, la voyant s’avancer au revers de toute parole, nous savons qu’avec elle le jour se prolonge autant que le chemin. Qu’avec elle, nous partageons pourtant le bruissement des feuilles et la solitude du vent qui rend plus fraternelle encore son errance. (p. 36) 

          * Ces choses sont là, devant nous, comme des miroirs déjà traversés, car habitantes de leur propre profondeur, ci-gisent leurs reliques mémorables.

          Mais renaissantes des confins qui devaient les ensevelir, elles sont là, posées à la lisière du regard, et nul n’est plus insistant qu’elles à se tenir ainsi, entre ici et ailleurs, comme s’interpose un rocher entre sable et écume, entre flux et reflux d’une obstinée hantise à se survivre à elles-mêmes, et en dépit de tout.

          Et nul plus insistant non plus à se dresser obstacle entre la présence et l’oubli, érigeant douane de silence à toutes limites où s’en revient finir cette inlassable vague dans laquelle toute chose sombre, en fin de compte, succombe et s’abolit. (p. 49)

Aux passants couverture

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Couverture pelliculée mi-rigide 350gr. 
Carnets in quarto cousus, dos encollé,
19 pages photos, tirage quadrichromie. 
Prix de vente public (libraires, salons, expositions), 25 €
ISBN : 978-2-36536-028-9

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