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La Nouvelle République – 25 Octobre 2018 – Regards poétiques de Diaz et Luneau

Michel Diaz et Jean Luneau, deux regards sur l’impermanence… Photo NR.  (Désolé si Jean n’apparait pas sur la photo, tronquée sur le site de la NR).

Avec Michel Diaz et Jean Luneau, le visiteur découvre la poésie et peinture, le mot et le trait, deux regards d’artistes sur le monde qui nous entoure ou qu’ils suggèrent. « C’est une association d’esprit, une convergence de sensibilités », explique Michel Diaz.

Pour lui, son ami Jean Luneau a une sensibilité poétique dans son art de présenter les formes dans un monde onirique. Depuis l’âge de 16 ans, il est peintre, céramiste, tapissier… Il propose un chemin entre réalité et imaginaire comme « La fille de Don Quichotte », l’un des tableaux, qui court après ses rêves sans jamais les rattraper.

Les formes se mélangent, les animaux s’humanisent, les hommes se bestialisent. C’est aussi un monde en mouvement, se transformant sans cesse, qu’aime évoquer Michel Diaz dans ses textes poétiques.
Celui de l’eau, « le lieu des origines, qui lave, rafraîchit, fuit comme le temps. Un monde qui garde une part de danger, de menace métaphorique, de plaisir et de mort, où se mirent et se perdent Narcisse, Ophélie, sirènes et ondines… ».
Ophélie, une héroïne de Shakespeare, que le poète découvrit dans son adolescence et l’amena à l’écriture, au théâtre. Pour lui, dans ce monde réel, tout n’est souvent qu’apparence trompeuse comme le calme de l’eau « L’art est là pour interroger le monde, donner un sens, une dimension. »

L’écrivain présente plusieurs de ses recueils de poésie, le dernier « Bassin-Versant » aux Éditions Musinot et une vingtaine de textes inédits sur l’eau, qu’il envisage de publier.

Exposition « Regards poétiques » jusqu’au 31 octobre, à la médiathèque, 24, avenue des Bas-Clos

La Nouvelle République – 02 déc. 2015 – Expo/dédicaces

expo Alain Plouvier - 2

Michel Diaz et Alain Plouvier – Photo : NR.

Alain Plouvier privilégie souvent, dans ses œuvres, la ligne, le trait. Qu’il soit droit ou sinueux, libre sur la toile, ou enfermé dans un cadre, il le décline à l’envi. Ses dernières toiles révèlent, une fois de plus, son talent dans la recherche des archétypes, des lettres d’un alphabet universel. On pourra le (re) découvrir à l’occasion d’une nouvelle exposition. Ou de l’ouvrage que vient de lui consacrer Michel Diaz (« Archéologie d’un imaginaire un peintre : Alain Plouvier ») et que ce dernier dédicacera ce week-end dans l’atelier d’Alain Plouvier à Chédigny.

« J’ai travaillé sur l’esprit de ses œuvres en essayant de comprendre ce qu’elles voulaient nous dire », explique Michel Diaz. Auteur de pièces de théâtre, de poésie, d’études sur des artistes, photographes ou peintres  (Thierry Cardon, Laurent Dubois, Pierres Fuentes, Rieja Van Aart, Laurent Bouro), il a découvert la peinture d’Alain Plouvier, il y a quelques années et, attiré par sa minutie, les formes, l’imaginaire déployé dans ses tableaux, a décidé de consacrer son dernier ouvrage à l’artiste de Chédigny (*). « C’est un monde riche de symboles. Ce symbolisme universel peut permettre de comprendre le monde, en tout cas de nous y inscrire en réveillant en nous les signes d’une mémoire millénaire. Ces signes sont ceux de toutes les cultures, de tous les temps. » L’écrivain précise que dans son livre il se « place dans la situation de quelqu’un qui aborderait cette peinture sans la connaître et qui trouverait peu à peu, l’explorant, des chemins d’interprétation ».

(*) « Archéologie d’un imaginaire un peintre : Alain Plouvier » éditions La Simarre & Christian Pirat. 132 pages, 40 €

Atelier Alain Plouvier, 13, rue du Lavoir à Chédigny.
Samedi 5 et 6 décembre de 11 h à 19 h : exposition et dédicace de Michel Diaz.
Dimanche 6 décembre, à 16 h concert Jean-Luc Cappozzo.
12 et 13 décembre exposition et dédicace 15 à 19 h,
à la galerie Sanaga, 99, rue de la Scellerie à Tours.

La Nouvelle République – 22 Octobre 2014

bouro

Laurent Bouro et Michel Diaz, quand deux sensibilités se rencontrent.

Les visages de nuit de Laurent Bouro

Depuis dix ans, La Boîte noire suit l’artiste Laurent Bouro. Pour cette nouvelle exposition, Laurent Bouro revient aux sources de son savoir-faire, avec des créations en noir et blanc,
et un livre avec Michel Diaz. Sa technique repose toujours sur des superpositions de glacis.
« Je joue beaucoup sur la matière. Je masque les yeux. Il y a un regard, intérieur ou extérieur. Celui qui regarde le tableau va chercher la signification de ce regard. » Ses portraits sont d’une grande puissance, très frontaux, bouleversants d’émotion.
Michel Diaz, auteur, dramaturge et poète, connaissait l’œuvre de Laurent Bouro et cela a fait germer l’idée d’un livre collaboratif : « Sans Titre 2 ». « C’est une réflexion sur l’être intime et l’être social que nous sommes en même temps. Ce qui m’a intéressé, dans ces peintures, c’est la problématique du visage et du regard. C’est dans l’approche du visage que se passe essentiellement la rencontre avec l’autre. L’individualisme nous prive, en grande partie, de croiser son regard. Les visages austères, sombres, parfois menaçants de Laurent Bouro seraient-ils le reflet de notre société actuelle ? »

La Boîte noire, 59, rue du Grand-Marché à Tours.